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Le drame de la surpêche : les chiffres clés à connaitre pour se mobiliser

Environ un tiers des stocks de poissons sont surexploités (FAO). Les chiffres de la surpêche sont plus qu’inquiétants. En effet, plus de 171 millions de tonnes de produits aquatiques sont pêchés dans le monde chaque année. Cela correspond à plus de 5400 kg d’espèces marines récoltées des océans toutes les secondes. L’industrie de la pêche dans le monde c’est plus de 362 milliards d’euros de chiffre d’affaires par an*. L’informateur vous dévoile les chiffres alarmants de la surpêche sur notre écosystème.

 

Les chiffres clés terrifiants de la surpêche

La surpêche menace la sécurité alimentaire et les équilibres écologiques marins mondiaux. Elle affecte aussi bien la santé des océans que leurs habitants. La pêche excessive légale ou illégale prélève d’innombrables poissons tous les jours à un rythme de plus en plus rapide. Et nous citoyens et consommateurs avons un rôle clé à jouer pour inverser cette tendance.


En effet, nous consommons deux fois plus de poisson qu’il y a 50 ans. En moyenne, chaque individu mange environ 19,2 kg de poisson par an. Ainsi, nous avons constaté une baisse de 39% des espèces marines durant les 40 dernières années*. C’est principalement dans l’Atlantique Nord-Est, la mer Méditerranée, en mer Noire et le Pacifique Sud-Est que les stocks de poissons sont surexploités*.


La Banque mondiale et la FAO évaluent à 50 milliards de dollars par an de gaspillage*, ce qui représente le PIB de l’Italie. En effet, un poisson sur trois pêché en mer ne sera pas consommé. Cela est dû principalement au fait que de nombreux poissons sont pêchés accidentellement ou tout simplement rejetés car ils ne correspondent pas aux critères du marché.

 

Quelles sont les pratiques de la surpêche ?

La pêche industrielle tire profit de plus d’une grosse partie de la superficie des océans. Une zone quatre fois plus vaste que celle utilisée par l’agriculture. Les zones de pêche recouvrent maintenant 90% de la surface totale des océans*, seules les zones polaires extrêmes ne sont pas exploitées.


En effet toutes les techniques de pêche ont un impact sur l’environnement, qu’on parle de chalut pélagique, de fond, de pêche à la ligne, à la palangre, à la drague etc. Mais le niveau d’impact dépend d’un ensemble de facteurs. Cette simple question ouvre la porte à de nombreuses autres questions, par exemple : Est-ce que la pêche laisse assez de poissons dans l’océan pour leur permettre de se reproduire et de maintenir leur population en bonne santé ? Y-a-t-il beaucoup d’espèces capturées ou blessées accidentellement et est-ce que cela représente une menace pour leur survie ? Combien de temps un habitat impacté met-il à se reconstituer ? Avons-nous assez de données pour comprendre les impacts de la pêche ?


Cependant des pratiques comme l’usage de poison pour pêcher ou d’explosifs sont extrêmement destructrices et ne pourront jamais être durables. Très pratiqué aux Philippines ou en Indonésie, dans les récifs coralliens et les lagons côtiers, la pêche par explosion recueille un grand nombre de poissons.


Si vous souhaitez consommer du poisson issu d’une pêche durable, n’hésitez pas à consulter le site de Msc.org. Ce site vous donnera des conseils utiles pour faire le bon choix.

 

Sources

  • https://www.planetoscope.com/eau-oceans/199-peche-et-prises-mondiales-de-poissons.html
  • https://www.fishforward.eu/fr/fish-forward-project/the-problem/
  • https://www.wwf.fr/sites/default/files/doc-2017-08/1707_consoguide_poisson.pdf
  • http://www.fao.org/home/fr/
  • https://www.planetoscope.com/eau-oceans/199-peche-et-prises-mondiales-de-poissons.html

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